Groupe de travail "Démocratie et écologie"

Présentation:

Devant la connaissance de plus en plus précise des problèmes environnementaux au sein de nos sociétés, nous sommes souvent saisis d'un sentiment d'impuissance, du fait de la faiblesse des réponses. De même, il est très fréquent de voir s’accompagner à ce raisonnement le constat «d'incapacité» des démocraties représentatives devant les échéances écologiques. Afin de dépasser le blocage représenté par cet argument et reformuler cette problématique par un questionnement intellectuel plus fertile, la FEP mène depuis 2014 un travail de rédaction sur l’inventivité démocratique devant les problèmes écologiques, en insistant sur la dimension sociale de la mobilisation (intégration de la société civile, des acteurs économiques), et sur le nécessaire approfondissement, en termes de pratiques démocratiques, que cela requiert.

Membres du groupe:

  • Capture d’écran 2015-05-18 à 12.57.28.pngClémence Guimont est doctorante en science politique à l’Université Lille 2 (CERAPS). Suite à un Master "Affaires publiques et développement soutenable" à Sciences Po Lille, elle mène une thèse sur les politiques territoriales de biodiversité. Ses travaux de recherche s'appuient sur la sociologie de l'action publique et la théorie politique environnementale.
  • Capture d’écran 2015-05-18 à 12.15.01.pngCatherine Larrère est professeur émérite à l’Université de Paris I-Panthéon-Sorbonne. Spécialiste de philosophie morale et politique, elle s’intéresse aux questions éthiques et politiques liées à la crise environnementale et aux nouvelles technologies. Elle est présidente du Conseil de surveillance de la FEP depuis avril 2013. Son ouvrage le plus récent s'intitule Penser et agir avec la nature (avec Raphaël Larrère, la Découverte 2015).
  • Capture d’écran 2015-05-18 à 13.08.41.pngNicolas de Longeaux est docteur en philosophie politique ; ses recherches portent sur les rapports entre philosophie politique contemporaine, éthique et problèmes écologiques. Il est également ingénieur, spécialisé dans les questions d’eau et d’environnement, et intervient tant qu’expert auprès de municipalités dans des pays en voie de développement. Il est l'auteur de Comment débattre d'écologie (Presses universitaires de France,  2015).
  • Capture d’écran 2015-05-18 à 12.58.48.pngLucile Schmid est membre du bureau exécutif d’Europe Ecologie Les Verts et vice-présidente de la Fondation de l’Ecologie Politique. Diplômée de lettres et de l’Ecole Nationale d’Administration, elle est spécialiste des questions d’intégration, de citoyenneté et de parité. Membre du comité de rédaction de la revue Esprit, elle est l’auteure de nombreux ouvrages, notamment Une femme au pays des hommes politiques (Flammarion, 2003) ; L’Egalité en danger ? (Bourin, 2006) ; Parité circus (Calmann-Lévy, 2008).

Actualités du groupe:

Les premiers travaux du groupe de travail seront présentés le mardi 16 juin de 9h30 à 12h, dans le cadre d'une table-ronde du colloque "Penser l'écologie politique 2".

Table-ronde de la Fondation de l’Ecologie Politique

Mardi 16 juin 9h30-12h

En tant que partenaire du colloque, la FEP organisera le 16 juin une table-ronde intitulée :

Démocratie et écologie : l’inventivité démocratique devant les problèmes écologiques 

Intervenants : 

Bastien FRANÇOIS, Professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, directeur du département de science politique de la Sorbonne, contributeur à l’ouvrage Pour une 6e République écologique (Odile Jacob 2011).   

Razmig KEUCHEYAN, Sociologue, maître de conférences à l'université Paris-Sorbonne (Paris IV), auteur de La nature est un champ de bataille. Essai d’écologie politique (La Découverte, 2014).

Catherine LARRÈRE, Philosophe, Paris 1 Panthéon – Sorbonne, Présidente de la Fondation de l’Ecologie Politique, auteur de Penser et agir avec la nature (La Découverte, 2015).

Luc SEMAL, Maître de conférences en Science politique au Muséum national d'histoire naturelle, Centre d'écologie et des sciences de la conservation (Cesco-UMR 7204).

Devant la connaissance de plus en plus précise des problèmes environnementaux au sein de nos sociétés, nous sommes souvent saisis d'un sentiment d'impuissance, du fait de la faiblesse des réponses à ces problèmes. De même, il est très fréquent de voir s’accompagner à ce raisonnement le constat «d'incapacité» des démocraties représentatives devant les échéances écologiques. Afin de dépasser le blocage représenté par cet argument et reformuler cette problématique par un questionnement intellectuel plus fertile, la FEP mène depuis 2014 un travail de rédaction sur l’inventivité démocratique devant les problèmes écologiques, en insistant sur la dimension sociale de la mobilisation (intégration de la société civile, des acteurs économiques), et sur le nécessaire approfondissement, en termes de pratiques démocratiques, que cela requiert.

La FEP restituera les travaux menés par son groupe de travail dans le contexte du Colloque PENSER L'ECOLOGIE POLITIQUE 2, par l’organisation d’une table ronde pluridisciplinaire qui abordera les sujets suivants :
  • En quoi l'urgence écologique affecte-t-elle l'exercice de la démocratie et en modifie-t-elle les pratiques?
  • Faut-il considérer que les problèmes écologiques mettent en échec la démocratie représentative et exigent que l'on associe au processus de décision des instances non élues?
  • Faut-il, à l'inverse, penser que si l'on est souvent renvoyé, en matière écologique, à des constats d'impuissance, il faut l'attribuer plutôt à un déficit de démocratie qu'aux limites de celles-ci?

Entre les constats d'impuissance, et le foisonnement des initiatives locales, nous ferons l'hypothèse qu'il n'est de solution possible, aux problèmes environnementaux, que démocratique et que, s'il est nécessaire d'étudier les résistances à la transition écologique, il l'est tout autant d'analyser les expériences en cours et de comprendre comment elles peuvent être généralisées.