Axe Société écologique du post-urbain

Coordination: Guillaume Faburel, Pr. Lyon 2

Capture d’écran 2021-03-17 à 12.13.00.pngLes grandes villes et leur métropolisation coulaient des jours paisibles abritées derrière leur belle attractivité et leur croissance jamais questionnée. Mais la pandémie est passée par là, et ce qui n’était qu’un exode urbain à bas bruit depuis quelques décennies a suscité visiblement beaucoup d’envies. C’est ainsi que l’on commence enfin, si l’on juge colloques1  et consultations subreptices2, à se poser des questions sur la densité et l’artificialisation, de même que sur la prétendue félicité de toutes et tous nous agglomérer.

Il est vrai que la métropolisation du monde est d’abord grandeur et démesure, avec pour conséquence des mutations et effets tout à fait dommageables, qu’ils soient d’ordre écologique ou sociologique. Et toutes les enquêtes maintenant relayent sans discontinuer les ressentis d’inhabitabilité de ces concentrations humaines et polarisations d’activités d’une économie dorénavant mondialisée. Le genre urbain, et plus encore métropolitain, commence enfin à être interrogé, tout du moins par celles et ceux qui souhaitent humblement (re)faire corps avec le vivant.

Les six volets de la série de Notes Société écologique du post-urbain publiées en 2019-2020 par la FEP approfondissaient les ressorts de cette métropolisation, en livraient les imaginaires et les effets, les enjeux politiques et les formes de vie en réaction. Croisant plusieurs regards, de la géographie et de l’histoire, de la philosophie et de la science politique, de l’architecture, de l’urbanisme ou encore des études urbaines, il s’agissait d’ouvrir à une autre écologie politique, pour envisager les conditions d’une société post-urbaine. Sinon réunies, les conditions ont largement éclos lors de la pandémie. L’à-venir est déjà là. Nous y sommes !

Le temps est donc venu d’ouvrir enfin amplement le débat critique sur les grandes villes et les formes de vie métropolitaines, et plus encore de faire droit à d’autres façons d’habiter en donnant à voir des expériences qui maillent depuis plusieurs années des pans entiers de l’hexagone, comme ailleurs. Tout ceci dans une perspective sérieuse de décroissance et de déconcentration, donc de relocalisation et d’autonomisation, visant un rééquilibrage écologiquement viable et socialement juste des espaces longuement convertis à la marchandise.

C’est le dessein des Etats généraux de la société écologique post-urbaine. Ceux-ci se tiendront les 27, 28 et 29 mai 2021, avec 32 organisations de l’alternative écologique et sociale (https://www.post-urbain.org/).

Pour accompagner cette démarche, la FEP, étroitement associée à la programmation de ces Etats généraux, a décidé de développer un Axe de réflexion sur le post-urbain. Le post-urbain est la seule perspective plausible pour le rééquilibrage géographique visé, face à des grandes villes qui ont commencé à devenir, malgré le déni des pensées installées, inhabitables, et qui ne pourront de toute façon pas faire sérieusement face à la décente énergétique, aux black-out alimentaires ou encore aux températures caniculaires.

A la suite du colloque du 13 janvier 2020 Pour une nouvelle perspective territoriale : imaginer les alternatives post-urbaines, cet axe de réflexion développera deux types de productions régulières en 2021.

1/ Une nouvelle série de notes, courtes, visant déconstruction de la pré-pensée et de ses allants de soi. Aux mots, images et chiffres qui prônent une société passant par la concentration urbaine et les modes de vie associés, nous répondrons par d’autres mots, images et chiffres construits à partir d’autres catégories d’analyses, d’autres références et d’autres perspectives, autrement écologiques.

L’exode urbain, c’est un feu de paille surmédiatisé ! Plutôt braises ardentes invisibilisées…

Le post-urbain, c’est le retour de Pol-pot. Il est mort, non ?

La néoruralité, c’est pour les cadre sup’ fatigués. Parce que les autres ne le sont pas, peut-être ?

La néopaysannerie, c’est le retour des Amish. Belle connaissance en histoire-géographie !

La taille limite n’existe pas pour les villes. Encore une affaire de kiki ?

Rééquilibrer l’habiter des territoires est impossible. Depuis son confort haussmannien, certainement !

2/ Trois discussions filmées de 1h15-1h30, du 15 avril au 15 mai, pour nourrir en profondeur les débats sur les notions essentielles, mutations en cours et perspectives ici défendues (décroissance et déconcentration, relocalisation et autonomisation).

Exode, fragmentation, démantèlement… : peut-on en finir avec les Métropoles ?

Les pensées dominantes de l’urbain : verrou civilisationnel du monde d’après ?

Imaginaires, croyances et cultures de la paysannerie : vers une écologie de l’autonomie ?

1. Cf. colloque de la Plate-forme d'observation des projets et stratégies urbaines (POPSU) en janvier 2021 sur les Métropoles résilientes comme nouveau récit de société (et qui a réuni l’ensemble des pouvoirs métropolitains ainsi que totalité de la recherche ancillaire, le tout en présence ministérielle et à l’Hôtel de Lassay).

2. A l’exemple de celle du Plan Urbanisme Construction Architecture de février 2021sur l’Exode urbain.



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Toutes les infos sur :

https://www.post-urbain.org/




Capture d’écran 2021-03-17 à 15.27.12.pngRetrouvez les vidéos du colloque en cliquant sur l'image


Formes de vie alternatives. Une société par maillage en pays du Bord de Tarse

Par Anne GOUDOT

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Reprendre les lieux pour refaire monde. Une éco-politique post-urbaine

Par Chris YOUNÈS

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Déconstruire les imaginaires urbains

Par Mathilde GIRAULT

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Mobilités urbaines durables : faux-semblants et alternatives

Par Hélène REIGNER

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L'impasse des smart cities

Par François JARRIGE

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De la métropolisation... au post-urbain

Par Guillaume FABUREL

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